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Surf au Mexique, les 12 meilleures vagues découvertes à moto

surf au Mexique

Plongé dans le bain (ou dans l’océan) depuis notre emménagement en Californie en 2018, j’ai de suite été conquis par le surf. Un sport qui me permet de retrouver les sensations du skateboard, chutes sur le béton en moins et connexion à la nature en plus. Début 2022, on commence une épopée d’un an et demi en Amérique Latine qui mêle le voyage à moto et ce sport addictif qu’est le surf. Après avoir passé presque 3 mois, en vadrouille, sur la côte Pacifique du Mexique, on vous dévoile ici nos vagues préférées, 12 spots de surf au Mexique.  

Où surfer au Mexique ? Les 12 meilleurs spots de surf

Dans cet article, on parle de beach breaks, de point breaks, de reef breaks, de swells et de directions (S/SW/N/NW/W…). Si vous n’êtes pas au point niveau vocabulaire, n’hésitez pas à faire quelques recherches avant de plonger dans cet article. Il s’agit plus exactement d’un guide non exhaustif des breaks visités avec, pour chaque zone, notre vague préférée et d’autres options aux alentours. Préparez votre short de bain et votre crème solaire, c’est parti pour un tour des meilleures vagues au Mexique. Par ordre chronologique ou plutôt, d’itinéraire, du nord vers le sud du pays en commençant par la Basse Californie, notre premier vrai stop surf de notre voyage à moto.

surf Mexique : nos meilleurs spots de surf découverts à moto

1. Los Cerritos en Basse Californie du Sud

Los Cerritos est un micro village peu développé aux abords de la 19, cette route qui longe l’océan Pacifique au sud de la Paz. La vibe est définitivement surfy. Le meilleur surf se rencontre plutôt en hiver, avec une droite qui déroule sur une pointe. Malgré tout, le beach break fonctionne avec des swells du nord et du sud.

Où loger à Los Cerritos ? On conseille le camping Casa Caravan Baja RV. Aux alentours, il y a la ville de Pescadero où vous pourrez déguster de bons fish tacos ou faire des courses pour cuisiner.

Autres spots de surf dans les environs ? Au nord du pueblo mágico de Todos Santos, après quelques kilomètres de piste ensablée, vous arrivez sur une plage déserte où un autre beach break vous attend. Bienvenue à La Pastora. Ici, c’est généralement plus gros, et les vagues fonctionnent en hiver (gros NW) et en été (S-SW). C’est plutôt costaud, et il y a des gauches et des droites. Pour info : sur cette plage, vous pouvez camper gratuitement.

surf en Basse Californie au Mexique

2. Zippers en Basse Californie du Sud, et ses nombreux spots de surf alentours

Une fois au bout de la Basse Californie Sud, la côte est davantage exposée aux swells provenant du sud ainsi qu’aux tempêtes tropicales, la meilleure saison se situe donc d’avril à octobre et plusieurs spots s’offrent à vous. Le premier : Zippers où nous avons passé pas mal de temps. Il s’agit d’un point break droit rapide qui se situe dans la ville de San Jose del Cabo, plus exactement sur la plage de Costa Azul. La vibe n’est pas forcément très accueillante, et les locaux sont plutôt compétitifs. C’est d’ailleurs là que se déroulent généralement les compétitions. Cependant, j’avais la chance d’être accompagné par un local, et ai été ainsi invité à surfer plusieurs vagues bien sympathiques.

Aux alentours de Zippers

A 5 minutes à pied à l’ouest, il y a la vague de Old’s Man, un spot qui convient aux débutants ou aux longboards. Les vagues sont généralement plus petites et assez lentes mais tout aussi fun. Encore plus à l’ouest (en voiture cette fois), non loin de Cabo San Lucas, il y a Monuments. Pas testé mais il paraît que les gauches sont punchy, longues et de taille conséquente avec le bon swell (W ou SW). Le spot est traître, farci de rochers, eux-mêmes farcis d’oursins. A éviter en marée basse donc, et à réserver plutôt aux surfeurs expérimentés. 

Si vous souhaitez être plus tranquille, la Bocana est un spot de surf au Mexique qui m’a beaucoup plu. Il s’agit d’un beach break situé à l’embouchure de la rivière de San Jose del Cabo. Les vagues fonctionnent avec un swell de SW et, notamment, très bien après la saison des pluies (septembre/octobre) lorsque la rivière connecte avec l’océan et que les bancs de sable sont correctement organisés.

Pour une ambiance un peu plus nature (mais tout aussi chill), le East Cape offre plusieurs plages sauvages avec des vagues assez constantes. Il y a par exemple Nine Palms, une pointe droite plutôt soft, qui peut vite dégénérer avec un swell de sud bien puissant. Pour y accéder, il faudra emprunter un bout de piste, ce qui rend l’aventure encore plus piquante (encore plus en moto).

3. Sayulita à Nayarit, la vibra hippie

Après la Basse Californie, nous avons laissé la planche de côté (littéralement, sur le côté de la moto) jusqu’à l’état de Nayarit. Au menu ? De la bonne vibe hippie et du surf gentil. Nayarit regroupe pas mal de spots de surf dans un périmètre assez réduit. La zone est plutôt sûre, visitée par de nombreux touristes, et on y mange bien. Tous les atouts pour en faire une destination de surf trip idéale au Mexique. 

Pour les amateurs de longboard, la plage principale de Sayulita offre plusieurs vagues intéressantes. Les meilleures conditions sont en hiver (décembre et janvier) à l’occasion de swells provenant du NW ou W. Cela dit, il y a de quoi s’amuser toute l’année. La plage est généralement très fréquentée et il y a souvent du monde à l’eau. Sur la partie sud, il y a un beach break qui produit une gauche plutôt tranquille. Les meilleures vagues se situent à l’embouchure de la rivière où le fond est rocheux. Il y a principalement une droite et occasionnellement une gauche.

Si vous recherchez un peu plus de tranquillité, on conseille la plage de Carricitos. Il s’agit d’un beach break avec une mini pointe rocheuse droite. L’endroit est sauvage, un peu « secret » et très peu visité. Parfait pour se relaxer et surfer de bonnes vagues (si vous êtes chanceux) avec quelques locaux.

4. Punta Mita à Nayarit

Plus au sud, on a beaucoup aimé la zone de Punta Mita, loin de l’agitation et des voyageurs hippies de Sayulita. Ici, c’est ambiance « riche et aseptisée ». Malgré tout, il y a un bon nombre de spots de surf. Dans mon ordre de préférence :

  1. La Bahia (ou The Cove). On peut y accéder en 45 minutes à pied ou en lancha (petite barque, autour de $70 ; vous pouvez recruter une équipe de surfeurs pour partager les frais). L’accès par la route est malheureusement privatisé car la zone est farcie de resorts (gros hôtels) et de propriétés privées de luxe. La vague fonctionne toute l’année et à toutes les marées. Il s’agit d’un reef break où il est préférable de se rendre tôt le matin. El Faro, juste avant, est un long point break qui fonctionne uniquement lors de gros N swells en hiver, pas testé, mais on en a entendu beaucoup de bien. 
  2. Punta burros, un reef break avec essentiellement des droites, occasionnellement des gauches. Le spot fonctionne à marée basse et avec un swell du sud. Pour y accéder, il faut se garer avant l’entrée de l’hôtel Palladium et emprunter le chemin en terre sur la gauche (où sont garées toutes les motos de surfeurs).
  3. La Lancha. On y accède à pied par un chemin de terre qui longe la mangrove (environ 15 min). Il faut se garer en face de la station essence Pemex sur la 200. Comme son nom l’indique, on peut aussi y accéder en lancha. C’est une bonne plage pour se relaxer, la vague est plutôt sympa et casse au-dessus d’un récif. La côte est bien exposée avec une vague constante toute l’année, la marée importe peu. 
  4. Stinkys et Anclote sont deux plages qui fonctionnent lors de gros swells en hiver et en été. Plutôt pour les longboarders, ces spots sont faciles d’accès sur les rives de la ville de Punta Mita. Un peu plus au sud, on nous a recommandé Veneros, un beach break plus rapide et punchy.

Où loger ?

Le camping Punta de Mita Adventures est sympa, farci d’iguanes fascinants à observer lorsque les vagues ne sont pas au rendez-vous. Un poil cher, n’hésitez pas à négocier si vous restez plusieurs nuits.

5. Boca de Pascuales dans l’Etat de Colima

les vagues de Boca Pascuales au Mexique

L’ambiance au village est plutôt… étrange. On sent que les gens sont rarement dans leur état « normal » de sobriété. Il n’y a pas forcément beaucoup d’options de logement ou de restaurants. Malgré tout, si vous êtes du genre à aimer les gros tubes, debout et bras levés, cette vague est un passage obligatoire. On peut le voir aussi comme l’initiation de ceux qui veulent apprivoiser les monstres de Puerto Escondido (on en parle plus bas). Il s’agit d’un gros beach break qui peut contenir des vagues jusqu’à 5 mètres. Il y a beaucoup de closeouts mais aussi de véritables pépites pour les plus téméraires. La vague ne pardonne pas, et on déconseille fortement si vous n’êtes pas confiant et au niveau.

Le site fonctionne toute l’année mais les meilleures conditions sont à l’occasion de swells du S. La vague est assez capricieuse et fonctionne dans une fenêtre réduite d’une paire d’heures en milieu-fin de matinée. Plus tôt, des sessions de tow-surfing (en jet ski) ont généralement lieu sur la partie sud de la plage. 

6. La Ticla dans l’Etat du Michoacan, caliente caliente

Là aussi, on l’avoue, l’ambiance est un peu pesante sur les routes du Michoacan. On est dans le territoire des cartels où même la police ne s’aventure pas. Il y a tout de même des militaires qui patrouillent et on tient à accentuer le fait qu’il ne nous est rien arrivé. Côté surf, nous avons fait 2 principaux arrêts, le premier à La Ticla. Il s’agit d’un micro village où le temps s’est arrêté dans les années 80.

La plage est préservée et très belle, il s’agit d’une embouchure de rivière suivie d’une pointe gauche. Il y a une droite normalement à la sortie de l’embouchure mais elle ne fonctionnait pas quand nous y étions. Apparemment, c’est surtout en fin d’été, après quelques épisodes de pluie. Du coup, on a surtout surfé la pointe gauche sur l’autre rive. Le fond est caillouteux et les vagues fonctionnent à toutes les marées, mieux en été.

7. Rio Nexpa dans le Michoacan

Un peu plus au sud, la configuration de la plage de Rio Nexpa est similaire à celle de La Ticla. Il s’agit d’une embouchure de rivière qui connecte une pointe gauche. La vague est accessible facilement et vous pouvez camper pour $10 chez Chicho au pied du spot. En été, avec un bon ground swell de SW, le fun est assuré. Par contre, il peut y avoir du monde et du niveau, même si l’ambiance reste plutôt cool à l’eau. 

surfer à Rio Nexpa, dans l'état de Michoacan au Mexique

8. La Saladita à Guerrero

Malgré les kilomètres de côte, nous ne ferons que deux stops pour surfer dans l’état de Guerrero. Le premier est un village en plein « boom », à la mode, où le longboard est maître, la Saladita. Il s’agit d’un récif avec une longue gauche qui marche bien avec un swell de SW. Généralement blindé, si vous savez surfer, vous n’aurez pas de difficulté à trouver votre vague. Sortez votre plus beau maillot, et préparez-vous à courir jusqu’à la pointe de votre planche. La vague est accessible aussi aux débutants.

9. Playa Bonfil à Guerrero

Deuxième stop au sud d’Acapulco, sur la plage de Bonfil. Un bon beach break bien exposé qui fonctionne toute l’année. Il peut y avoir du monde si les conditions sont bonnes mais les locaux sont plutôt accueillants. Et comme tout beach break, il est toujours possible de trouver son propre petit pic. Les meilleures conditions s’observent avec un swell provenant du S-SW. 

10. Laguna de Chacahua à Oaxaca

Nous entrons dans la capitale du surf au Mexique : Oaxaca. De loin, notre état favori où se mêlent une ambiance détendue, des paysages variés, une identité culinaire forte et des vagues de classe mondiale. On a fait 3 surf stops dans ce coin de paradis. Le premier à la laguna de Chacahua. Pour y accéder, pas d’autre choix que d’emprunter une lancha. Et c’est parti pour une grosse demie heure de barque au milieu de la mangrove. Le simple trajet est une expérience qui en vaut la peine. Une fois sur place, vous trouverez un point break droit super long. La première section, face à la digue, produit des tubes et la vague déroule ensuite plus lentement. Le spot est bien exposé aux différents swells mais fonctionne parfaitement avec du S – SW.

Une fois sur l’île, vous trouverez quelques options de logement (essentiellement, des petites cabañas) et d’autres possibilités pour camper. Il y a plusieurs options pour manger, rien d’extravagant. Pas de distributeur sur place, prévoyez donc du cash car il n’est pas toujours possible de payer par carte… Pour rentabiliser le voyage en lancha, et apprivoiser le tube, on conseille d’y rester au moins deux nuits.

11. Zicatela, la capitale du surf au Mexique, à Oaxaca

Zicatela, inutile de le présenter, ce spot de surf au Mexique est internationalement réputé pour produire des tubes de plus de 8 mètres durant la saison (d’avril à octobre). Avec un bon swell de SW-W, le site se transforme en un véritable « pipeline » mexicain. Pour le commun des mortels (comme nous), l’intégralité de la plage se surfe lorsque les conditions sont plus raisonnables. Il s’agit d’un beach break rapide qui produit de nombreux tubes le matin lorsque le vent souffle offshore. La vague est super rapide et il faudra souvent dropper directement dans le tube. Il y a forcément beaucoup de closeouts donc vous reviendrez avec du sable dans tous les orifices.

le surf à Puerto Escondido au Mexique

D’autres spots aux alentours ?

Lorsque le swell devient trop gros, La Punta qui se trouve à la pointe sud de la baie devient vraiment fun. C’est un point break gauche qui offre de belles vagues avec différentes sections. Attention, le courant est intense et la mise à l’eau parfois délicate… Mais le jeu en vaut la chandelle.

Où loger autour de Zicatela ?

La playa Zicatela se trouve à Puerto Escondido, une ville côtière bien sympa avec deux identités distinctes. D’un côté, le vrai Mexique et, de l’autre, un mélange de voyageurs internationaux de tout âge. On recommande de rester à Brisas de Zicatela, un quartier plus tranquille entre les deux. Vous serez à proximité de Zicatela et de La Punta pour surfer. On trouve aussi un marché central, juste au-dessus, pour faire ses provisions. Vous pourrez ainsi faire la fête sans pour autant dire aurevoir à votre nuit de sommeil.

12. Barra de la Cruz à Oaxaca

Un dernier petit coin de paradis pour la route… À environ 2h30 au sud de Puerto Escondido se trouve le village bien tranquille de Barra de la Cruz. Une longue droite qui tube, qui ouvre, tout ce que vous voulez. Il faut un swell de S ou SW pour que la vague prenne vie. La plage est magnifique mais il est important de noter qu’elle est payante ($5 par personne et par jour). Cela peut vite escalader si vous tombez amoureux du lieu. Il n’y a rien d’autre à faire au village que de se reposer entre deux sessions de surf. Lorsque les vagues fonctionnent, le spot se remplit rapidement mais une simple vague de trente secondes vous redonnera le sourire et l’adrénaline suffisante pour affronter une horde de surfeurs affamés.

surf au Mexique

Quand surfer au Mexique ?

Pour résumer, la côte Pacifique du Mexique est particulièrement bien exposée aux vagues provenant du sud et du sud-ouest. C’est donc généralement d’avril à octobre que la qualité du surf est la meilleure. Le climat est plutôt chaud, tout comme la température de l’eau. Pour couronner le tout, de juin à octobre, la saison des ouragans vient s’ajouter aux conditions déjà propices à de bonnes vagues.

Malgré tout, de nombreux spots de surf au Mexique sont bien exposés et fonctionnent aussi avec les swells de nord et nord-ouest qui surviennent plutôt en hiver. Le climat étant toujours doux, les surf trips hivernaux au Mexique sont monnaie courante. Attention cela dit, la température de l’eau se rafraîchit, notamment en Basse Californie, où il ne faudra pas oublier de se munir d’une combinaison.

On espère vous avoir fait voyager un peu… et vous avoir donné envie de partir découvrir le Mexique sur une planche de surf. Comme partout, quand il s’agit de vagues, l’idéal reste de discuter avec les locaux dans l’eau (et hors de l’eau). Ils connaissent toujours mieux la région, les spots « secrets », et les vagues à privilégier en fonction des conditions… Les plus sympas vous feront part de ces précieuses informations. Et puis, c’est toujours mieux de bien s’entendre avec les gens dans l’eau 😉 Good vibes only.

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