Organisation

Equiper sa moto pour voyager : comment gagner en confort ?

on vous embarque dans le parc national de sequoia

La journée est terminée, vous avez mal au dos, les yeux injectés de moustiques, des crampes aux avant-bras et les jambes aussi raides qu’un manche à balai. Pour couronner le tout, vous allez dormir dans une tente sur un matelas gonflable qui, après quelques heures de médiocre confort, finira par se dégonfler pour laisser la dure réalité d’un terrain miné de cailloux l’emporter sur votre nuit de sommeil. Enfin ça, c’est si vous vous y prenez mal (excusez-nous)… Ici on vous explique comment équiper sa moto pour voyager, et surtout pour gagner ce surplus de confort qui vous permettra d’apprécier le voyage.

Si vous prévoyez un long voyage à moto ou un plus petit road trip, si vous êtes du genre à rouler sur autoroute pendant des heures ou si vous aimez tout simplement votre confort : cet article est pour vous. On vous y propose plusieurs modifications pour orienter votre moto vers le Touring, le vrai, le confortable. Celui qui transformera le cauchemar en croisière « Goldwing »…

Equiper sa moto pour voyager : les ajustements gratuits

Ajustements ergonomiques de la moto

Cela peut paraître simple mais nombreux sont les motards qui n’ajustent pas leur moto pour une position de conduite idéale. En sortie d’usine, les motos disposent d’un réglage des commandes et du poste de pilotage pour Monsieur Tout-le-Monde. Réglages qui conviendront donc à la majorité… Cela dit, quelques micro ajustements de ce même poste de pilotage permettent de mieux équiper sa moto pour voyager, mieux appréhender les longues heures de route, bref de gagner en confort.

  • Le guidon : celui-ci peut pivoter vers l’avant ou l’arrière. On parle du guidon mais il s’agit surtout ici d’avancer ou de rapprocher les poignées. Pour ce faire, il suffit de desserrer les pontets de fixation puis de les resserrer une fois le guidon réglé à votre convenance. On privilégie une position avec les coudes légèrement pliés, pour ne pas finir ratatiné derrière son guidon, ou en hyper extension façon « Ape Hangers« . A vous de voir ce qui est le plus confortable pour voyager en moto.
  • L’angle des leviers et distance au guidon. L’idée est ici que le poignet soit plus ou moins plat, et que les doigts puissent attraper le levier naturellement.
  • Pareil pour les commandes aux pieds : sur certaines bécanes, elles peuvent être réglables. L’idée est de régler l’angle pour faciliter l’accès.
  • La selle : certaines disposent de plusieurs positions, n’hésitez pas à ajuster la vôtre selon votre taille. Personnellement, j’aime la position haute malgré ma taille modeste (1,76 m). Cela me permet d’avoir les jambes plus détendues en action de conduite, ce qui soulage mes maudits genoux. Lors d’un arrêt, je sors simplement ma fesse (droite ou gauche) pour poser le pied à plat d’un côté ou de l’autre . Car finalement, on passe plus de temps à rouler qu’à l’arrêt, n’est-ce pas ? 

Ajustements techniques

Ensuite, ici l’idée est d’ajuster les suspensions en fonction de votre poids et de votre chargement. De nos jours, beaucoup de motos permettent un réglage de la précontrainte, de la compression ainsi que de la détente. Bon, on ne va pas détailler toute la théorie dans cet article… Mais n’hésitez pas à vous renseigner sur le sujet. 

Globalement, sans devenir un psychopathe de la suspension, il convient d’effectuer des réglages appropriés avant chaque gros voyage, surtout si vous êtes plus chargé que d’habitude ou si vous transportez un passager. Avec de bons réglages, le feeling de conduite d’une moto chargée sur terrain difficile peut être similaire à celui de votre balade dominicale en solo.

Les ajustements « fracture du porte-monnaie » (qui évitent celle du dos)

Ici, on revient sur quelques éléments (ou accessoires) à acheter pour gagner un surplus de confort, et mieux équiper sa moto pour voyager.

Bulle, pare-brise, saute-vent

En fonction de votre moto, vous pouvez avoir ou non un pare-vent. Clairement, si vous êtes adepte des longs trajets, le moindre petit saute-vent fera une grande différence. Il permet de déporter le flux d’air et diminue ainsi la résistance de votre buste et de votre tête contre le vent. Ce n’est jamais sympa d’être tout crispé derrière son guidon, en cas de vent fort ou de pointe à 2 000 km/h. 

Si vous avez déjà un pare-vent mais n’en êtes pas entièrement satisfait, vous pouvez augmenter sa surface ou opter pour quelque chose de forme plus travaillée. Histoire de vous offrir un surplus de visibilité, et une meilleure protection contre les vents et toutes autres intempéries. D’ailleurs, cela existe aussi pour sportives.

Régulateur de vitesse (crampbuster)

Dans la rubrique « j’aime cruiser sur l’autoroute sans effort », on vous présente le régulateur de vitesse. Pour les motos, c’est un système mécanique qui maintient la poignée de gaz à un certain niveau de rotation. Je ne sais pas si c’est légal en France, ici, aux Etats-Unis (et en Californie, plus exactement) ça l’est. On n’a jamais testé… Mais ça semble sympa pour les longues distances sur autoroute.

Une alternative moins radicale mais tout aussi agréable, le crampbuster. Bijou de technologie, il s’agit d’un petit support en plastique qui permet de maintenir un filet de gaz avec la main en position semi-ouverte. Facile à monter et à démonter (c’est globalement un simple clip).

Poignées chauffantes, manchons ou la totale !

Si vous avez la « chance » de rouler régulièrement par des températures négatives (ou si vous êtes adepte des montées de col), des poignées chauffantes peuvent être un bon investissement. Elles sont généralement faciles à installer. Il suffit souvent de raccorder deux câbles à la batterie, fixer un interrupteur où bon vous semble, et remplacer les poignées. Après, si vous êtes totalement fan du style T-Max métropolitain, vous pouvez aussi investir dans des manchons hideux qui vous permettront de rester accroché à la moto en cas de chute et ainsi diminueront grandement vos chances de survie. OK, on est censé être objectif mais là, j’ai craqué. Vous pouvez éventuellement combiner les deux si vous visez les pôles.

Valises dures

Bien que plus chères et plus lourdes mais il n’y a pas à dire : pour les road trips sur asphalte, des valises en dur, c’est le top. Elles peuvent être verrouillées, et ainsi assurer une tranquillité d’esprit. Et quand il est question d’équiper sa moto pour voyager, sur du long terme, il s’agit d’un argument de taille.

Autres avantages : elles sont aussi waterproofs et permettent de faire entrer et de sortir vos affaires facilement. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter notre essai sur les valises Outback Trekker de Givi sur le blog #Enjoytheride de Motoblouz. D’ailleurs, vous y trouverez une large gamme de valises pour moto*.

*Il s’agit ici d’un lien affilié / partenaire, si le lien ne s’affiche pas, c’est parce que vous utilisez un bloqueur de publicités. Vous pouvez le garder ou “bloquer” votre bloqueur de publicités, le temps de visiter notre site 🙂 C’est quoi ce partenariat ? Si vous achetez un produit sur le site de Motoblouz via notre site Onemonth.Oneride nous gagnons un pourcentage de la vente et gardons notre motivation pour continuer d’écrire de cools articles ! Alors, merci à vous ✌️

Réservoir auxiliaire

Le réservoir auxiliaire peut s’avérer pratique en fonction de votre destination. Dans la majorité des pays, les stations-service sont répandues et la capacité de votre réservoir permet aisément de couvrir la distance entre deux stations. Mais pour les aventuriers sur piste ou si vous prévoyez un voyage dans un ou des pays moins développés, il se peut que les distances entre deux stations soient supérieures à votre autonomie. Dans ce cas, il y a bien sûr la bonne vieille bouteille d’eau jetée au fond du top case. Néanmoins, l’essence est coriace et son odeur ne se combine pas forcément avec celle de votre unique rechange lavé la veille.

Du coup, on aime l’idée d’un petit réservoir auxiliaire de 4 à 5L que l’on aura proprement fixé à l’écart de nos affaires. Ces bidons permettent généralement une meilleure conservation de l’essence dans le temps, et vous dépanneront volontiers (ainsi que vos copains de roulage) en cas de pénurie.

GPS ou appli mobile

A moins d’avoir étudié la carte papier par cœur avant le départ, ou de naviguer dans une région connue, le GPS est généralement un bon investissement. De nos jours, il y a même des GPS conçus pour la moto qui proposent des parcours en fonction des paysages et des virolos. Plutôt pas mal, non ? Le Tom Tom est un bon exemple (dispo sur Motoblouz* – lien affilié).

Si jamais vous ne voulez pas investir dans un GPS, les smartphones recèlent de nombreuses applications pour naviguer. Si vous choisissez cette option, on suggère d’investir au moins dans une bonne fixation de téléphone. Histoire de pouvoir tripoter l’écran (à l’arrêt bien sûr), sans risquer la chute du téléphone (ou de votre personne).

Protections

On a déjà couvert ce sujet dans notre article sur l’équipement moto off road. On vous invite donc à le consulter, ce qui nous évitera les redondances.

Bien que les risques de chute en off road soient plus grands, il est malheureusement aussi possible de tomber sur l’asphalte, et les conséquences pour la moto ainsi que pour le passager sont souvent plus problématiques et onéreuses. Bien protéger sa moto vous permettra de faire quelques économies en cas de chute. Un réservoir, quelques caches latéraux, une peinture… L’addition est vite salée quand on tombe sur « le dur ».

Feux auxiliaires

L’éclairage d’origine laisse parfois à désirer sur certaines bécanes. Du coup, si l’idée est d’équiper sa moto pour voyager, et que vous prévoyez notamment de rouler la nuit, on vous conseille d’investir dans des feux auxiliaires. Intensité et portée seront systématiquement meilleures que sur les phares d’origine. L’avantage est aussi que vous pouvez gérer leur orientation à votre aise. On voit mieux, et on est aussi plus visibles. En moto, c’est tout bénef.

Pour l’ergonomie et le confort du pilote sur la moto

Une selle sympa pour un derrière comblé

Une selle confort, c’est un peu indispensable lorsqu’on souhaite préparer sa moto pour un voyage et que l’on prévoit d’avaler quelques centaines voire milliers de kilomètres.

Différentes possibilités s’offrent à vous : 1. le sur-mesure, plus onéreux mais forcément car sur-mesure. C’est sympa si vous faites du duo et que vous souhaitez une selle vraiment confortable pour tout le monde. 2. Le « aftermarket » (marché secondaire) qui propose des selles déjà prêtes et adaptées au modèle de votre moto. Elles font souvent la différence pour le conducteur mais pas forcément pour le passager… Enfin, 3. il y a les « gel pads » que l’on vient simplement fixer sur la selle et qui apporte une couche de bonheur pour notre popotin.

Dernière petite possibilité, la peau de mouton : c’est doux, c’est chaud, c’est pas trop cher, c’est adaptable à n’importe quelle moto, et cela permet à l’air de circuler.

Highway pegs ou largers : des cale-pieds pour un supplément de confort

Si vous salivez lorsqu’un cruiser passe à côté de vous, à moitié allongé, cette modification vaut le détour. Personnellement, mes genoux ne sont pas en pleine forme et je suis toujours bien content de pouvoir étirer mes jambes après plusieurs heures « recroquevillé » sur ma monture. En général, j’utilise mes crash bars. Cela dit, la position n’est pas viable ni sûre… Du coup, parmi la liste des modifications à apporter pour notre grand voyage à venir, il y a ces fameux cale-pieds « autoroute ». Il s’agit de simples cale-pieds, souvent à fixer sur les crash bars, qui permettent d’étendre ses jambes lorsque le besoin s’en fait sentir.

Il n’y a pas de « commandes déportée », il s’agit simplement de s’étirer les jambes sans danger lorsque la voie est libre. Sur les longues portions d’autoroute américaine par exemple, j’avoue en avoir rêvé plusieurs fois.

A défaut de cale-pieds supplémentaires, vous pouvez aussi remplacer les originaux par quelque chose de plus large. Histoire d’augmenter la surface de contact et donc, de diminuer la pression exercée sur vos « petits » panards. Accessoirement, ces cale-pieds plus larges sont parfois dotés de plateforme en gomme qui diminue les vibrations et augmente donc le confort. Les gommes sont souvent retirables si vous passez en mode « off road ».

Rehausseurs de guidon

On rejoint un peu l’idée d’ajuster l’angle de son guidon sauf que là, c’est la hauteur que l’on ajuste. Cette modification, c’est surtout pour les grands pilotes (on parle de taille). Avoir le guidon un peu plus haut quand on a de longs bras, cela permet de gagner en confort. Dans certains cas, ces rehausseurs permettent aussi de réduire les vibrations. Pas mal si on a des pneus orientés trails avec des crampons qui favorisent les vibrations… Une pierre, deux coups.

Cette liste est bien sûr non exhaustive… Pour résumer, c’est ce qui nous passe par la tête lorsqu’on pense confort en moto ou préparer sa moto pour un voyage. N’hésitez pas à nous partager à votre tour des astuces pour équiper sa moto pour voyager, ou les accessoires sans lesquels vous ne pourriez pas survivre lors de vos longs voyages. Bonne route !

Dans le même thème, ne manquez pas notre article et nos conseils sur comment voyager léger en moto.

Vous devriez aussi aimer

Aucun commentaire

    Laisser un commentaire