Conseils de pilotage

Rouler debout à moto : pourquoi et comment se positionner en off road ?

Comment rouler debout à moto
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Debout, assis, tous les choix sont permis. Cela dit, ici, on préfère appréhender le tout-terrain, le hors piste, le off road moto DEBOUT. On vous explique ici pourquoi rouler debout à moto en off road, et on vous donne quelques conseils pour adopter la bonne position (vidéo à la fin de l’article pour ceux qui préfèrent les images).

Pourquoi on préfère rouler debout sur tout-terrain ?

1. La vision : mieux voir pour mieux anticiper

Conduire debout permet avant tout d’améliorer notre visibilité. Ce qui nous permet de mieux anticiper… Et l’anticipation, à moto, c’est le maître-mot. C’est encore plus vrai sur les chemins, et encore plus avec un gros Trail ! Du coup, debout, on voit plus loin et voir plus loin va nous permettre d’anticiper les changements de textures, les obstacles, les virages… On peut ainsi adapter notre allure, nos trajectoires et notre position en fonction du terrain à venir. Un meilleur champ de vision nous permettra aussi d’anticiper les obstacles et d’ainsi, éviter les chutes en moto !

2. L’agilité : mieux agir

Rouler debout à moto favorise un meilleur équilibre. Et oui, vous êtes plus stable sur vos deux jambes, plutôt que sur vos fesses. Debout, on est plus agile, et on peut répartir notre poids de manière efficace en réponse aux mouvements de la moto. On peut déplacer notre centre de gravité avec une amplitude plus grande, et aussi plus rapidement pour s’adapter aux conditions variables du terrain.

3. L’amortissement

Sur les chemins, il y a des bosses, des nids-de-poule, des montées, des descentes, des cailloux… On est bien loin de la couche de bitume régulière et homogène ! Du coup, rouler debout permet d’amortir le terrain avec nos genoux. Et ça, ça va aussi permettre de délester le châssis de notre moto, et de faciliter le travail des suspensions.

Au lieu de représenter un poids mort qui se laisse maltraiter par le terrain, le pilote amortit les mouvements en même temps que la moto.

L’objectif est de se rendre hyper léger.

Quelle position adopter, debout sur une moto ?

Les fondations : les pieds

Maintenant que l’on sait pourquoi, voyons comment. Pour rouler debout sur une moto, en tout-terrain, il y a plus exactement deux positions : une position d’attaque et une position de repos.

  1. La position d’attaque est plus fatigante… Mais elle offre aussi un meilleur contrôle. Elle est réservée pour les sections techniques et les terrains difficiles. Ici, seule la plante des pieds repose sur le cale-pied ; les talons sont vers le bas. De cette manière, notre poids est majoritairement reparti sur le talon, comme lorsqu’on est debout finalement. Autrement dit, si on a les talons trop haut… C’est comme si vous marchiez constamment sur la pointe des pieds : ça n’offre pas le meilleur équilibre. Et pour opérer les commandes, il suffit d’avancer vos pieds pour atteindre la pédale de frein ou le levier de vitesse, puis de retourner dans la position initiale.
  2. La position de repos quant à elle est à réserver aux pistes roulantes, pas trop techniques. Ici, on a moins de contrôle sur le châssis… Mais suffisamment pour appuyer à droite et à gauche. Côté position, on pose simplement le plat du pied sur le cale-pied, et on peut facilement opérer les commandes.

Dans les deux positions, les pieds doivent être serrés contre le châssis (cadre de la moto), sur la base du cale-pied.

Les jambes

En position debout sur une moto, les jambes sont tendues mais pas verrouillées. On plie légèrement le genou pour pouvoir amortir le terrain. Si vos jambes sont verrouillées ou en hyperextension, on amortit rien du tout. C’est comme sauter et atterrir jambes tendues… Ca fait juste mal !

Les jambes sont en contact avec le châssis et les genoux reposent sur le réservoir. Contrairement au pilotage sur sable, on ne force pas pour verrouiller la moto entre ses jambes. On doit rester mobile et adapter notre position au terrain.

Les mains et les bras

Le principe de base : sentir que l’on est au-dessus du guidon. Pour ça, un bon repère est votre coup de poing : il doit être orienté vers l’avant, non vers le haut. Et si vos mains sont correctement positionnées, vos coudes seront forcément relevés. Vos coudes restent en bas ? Vous vous retrouvez derrière le guidon, et la moto vous domine. Coudes relevés, pour que les mains soient positionnées de manière naturelle, vous devrez les tourner légèrement vers l’extérieur. Ainsi, le guidon traverse la paume de la main non plus à l’horizontale mais avec un léger angle en diagonale. Cette rotation de la main va aussi nous permettre d’appuyer sur le guidon avec la paume de la main plutôt qu’avec le flanc.

Pour les leviers, on les opère avec un ou deux doigts. L’annulaire et l’auriculaire font office de crochets. Avec le pouce, tous trois s’enroulent autour du guidon et ne se détachent jamais. Malgré tout, on maintient une prise légère… Il ne faut pas s’agripper trop fort sur le guidon.

Résultat, dans cette position, on domine vraiment la moto. On s’assure aussi de maintenir la roue avant en contact avec le terrain. Connecté à la moto, avec nos mains et nos pieds, le reste va suivre naturellement !

Le buste, les épaules et le reste du corps

Le buste est quant à lui plutôt penché vers l’avant… Toujours dans l’optique de piloter au-dessus du guidon, et non derrière le guidon. Les épaules sont ouvertes et l’ensemble du corps est plutôt relaxé. La tête vient s’aligner dans l’axe de la fourche avant, sur une ligne imaginaire qui va du centre de la roue vers le T de fourche. Le menton quant à lui est parallèle au sol. Pourquoi ? Pour conserver notre regard au loin ! En combinant tous ces éléments de posture, notre position sera équilibrée, naturelle.

parcourir Joshua Tree à moto

Nos conseils pour rider debout !

1. Mobilité

Cette position, debout sur la moto, n’est pas figée ! L’idée est de rester mobile, et de constamment s’adapter au terrain ansi qu’aux mouvements de la moto. Vous devez être capable de déconnecter votre corps de la machine, et de vous déplacer ainsi librement pour compenser les mouvements de la bécane. Cela permettra en plus de garder une trajectoire linéaire.

Pour être mobile, il faut se relaxer.

Comme dans le sable, respirez un bon coup, et souriez ! Si vous êtes tendu, la position se verrouille. Et le fait d’être debout devient un risque plutôt qu’un avantage… Par exemple, si la moto penche d’un coté et que je suis debout, raide comme un piquet, j’accentue le déséquilibre.

2. Adaptabilité

Bon, jusqu’à présent, j’ai parlé de théorie : les bases pour trouver une bonne position en moto sur du tout-terrain. Mais entre nous : on est tous différents ; chacun de nous est unique. Vous êtes peut-être très grand, petit, vos articulations sont peut-être abîmées ou vos jambes en hyper extension… L’idée est du coup maintenant d’ajuster cette « position » disons idéale, à votre morphologie et à vos « limitations ». Si vous regardez la position des pilotes professionnels, vous verrez que tous ont leur propre style, et il y a des petites variations dans la position de chacun. Trouvez la position qui vous va bien, l’idée est de vous sentir à l’aise.

C’est quoi une bonne position ? C’est celle qui améliore votre expérience et qui vous offre un contrôle optimal de la moto.

Et si vous vous demandez comment trouver la bonne position à deux sur une moto, on vous invite à lire notre article trail en duo, quelle position adopter.

La position debout est-elle systématique ?

Savoir rouler debout à moto, en tout-terrain, est pour moi essentiel… Malgré tout, ce n’est pas systématique. Ce site a été créé pour vous inciter à voyage, apprendre à piloter vos moto d’aventurier, et partir découvrir du pays ! Et quand on découvre du pays, quand on voyage, on ne fait pas que de la piste et on roule souvent plusieurs heures par jour. Du coup, il faut aussi savoir s’économiser.

Comme dit plus haut, cette position debout sur moto, est réservée pour :

  • les terrains difficiles et intimidants,
  • quand vous souhaitez avoir plus de contrôle sur votre moto,
  • les terrains accidentés, où vous souhaitez voir plus loin pour anticiper les obstacles.

Si la piste est roulante, on vous conseille de conserver une position assise « active » (on vous explique bientôt ce que ça signifie).

En piste : entraînez-vous !

Comme d’hab, la clé de la réussite, c’est l’entraînement… Commencez par tester votre position sur une piste roulante rectiligne. Travaillez votre mobilité, essayez de percevoir l’impact de vos mouvements sur votre trajectoire. Et surtout, amusez-vous.

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